Beaucoup de gens ne peuvent s’empêcher de prendre position sur la question du divorce et du remariage, mais rares sont ceux qui sont prêts à fournir le travail exigeant d’étudier l’ensemble des Écritures et de forger un point de vue après un examen sérieux des textes.
Beaucoup de gens ne peuvent s’empêcher de prendre position sur la question du divorce et du remariage, mais rares sont ceux qui sont prêts à fournir le travail exigeant d’étudier l’ensemble des Écritures et de forger un point de vue après un examen sérieux des textes.
La majorité de mes lecteurs sont impatients de connaître mes conclusions à ce sujet, mais peu sont disposés à m’accompagner sur le chemin laborieux de l’observation attentive des Écritures. Lorsque j’analyse les textes de l’Ancien Testament — en particulier Deutéronome 24 et Malachie 2 — ainsi que les Évangiles et les lettres de Paul, beaucoup trouveront la démarche fastidieuse et préféreront m’attendre au pied de la montagne pour que je leur annonce le résultat final. Quelle paresse intellectuelle ! Quelle irresponsabilité !
Dans cet article, je reviendrai sur dix passages clés qui structurent le débat biblique autour du divorce et du mariage, ainsi que sur les différentes interprétations qui leur sont associées, avant de proposer quelques considérations pastorales.
Bien que j’aie puisé ici et là, trois ressources ont été d’une importance capitale dans l’interprétation de plusieurs de ces textes. Je souhaite leur rendre hommage dès le début de cet essai, en partie parce qu’au fil de l’écriture il pourrait devenir difficile de distinguer nettement leurs réflexions des miennes.
1. Deutéronome 24.1–4
Lorsqu’un homme prend une femme et l’épouse, et que celle-ci ne trouve plus grâce à ses yeux parce qu’il a découvert en elle quelque chose de répréhensible, il lui rédige un acte de divorce, le lui remet en main et la renvoie de sa maison. Elle quitte donc sa maison.Si elle va et devient la femme d’un autre homme, et que ce dernier la déteste et lui rédige un acte de divorce, le lui remet en main et la renvoie de sa maison, ou si cet homme meurt — celui qui l’avait prise pour épouse — alors son premier mari, qui l’avait renvoyée, ne pourra pas la reprendre pour épouse, après qu’elle a été souillée. Cela serait une abomination devant l’Éternel. Et vous ne ferez pas peser le péché sur le pays que l’Éternel, votre Dieu, vous donne pour héritage.
La raison invoquée pour le divorce initial (v.1) est que le mari trouve chez sa femme une ʿerwat dābār, généralement traduite par « quelque chose d’indécent ».
Le nom hébreu ʿerwâ apparaît 54 fois dans l’Ancien Testament. En dehors du Lévitique — où il est souvent associé au verbe « découvrir » pour désigner des relations sexuelles — il renvoie plus largement à la nudité, aux organes génitaux ou à une exposition honteuse, littérale ou figurée. Les lexiques standards le définissent comme « nudité, parties génitales » (HALOT ; BDB).
L’expression ʿerwat dābār n’apparaît que deux fois dans l’Ancien Testament : ici et en Deutéronome 23.14. Littéralement, elle peut être rendue par « la nudité de quelque chose ». Les traductions anglaises retiennent généralement le terme indecency (RSV, NAB, NAS, NIV, CSB, ESV) ce qui veut dire indécence en français.
Mais que désigne exactement cette « indécence » ? Est-ce un euphémisme pour l’adultère ? Certains le contestent, car ailleurs l’adultère est puni de mort (Lév. 20.10 ; Deut. 22.22–24). Toutefois, l’adultère n’est pas nécessairement exclu. On n’appliquait pas toujours la sentence de la mort car il y avait possibilité de donner la rançon. Walter Kaiser[1] rappelle que parmi les seize crimes passibles de la peine capitale dans l’Ancien Testament, seul le meurtre prémédité excluait toute possibilité de rançon. Ainsi, ʿerwat dābār demeure une expression large, susceptible d’inclure diverses conduites sexuelles répréhensibles.
Deutéronome 24 et le débat rabbinique
Dans le Nouveau Testament, lorsque les pharisiens interrogent Jésus au sujet du divorce, ils font explicitement référence à ce passage précis. À cette occasion, l’expression « chose indécente » est traduite en grec par porneia. Cela nous oblige à traiter porneia et ʿerwat dābār ensemble.
Au Ier siècle, deux écoles de rabbins pharisiens, Hillel et Shammaï, étaient en désaccord quant au sens de « la chose indécente » mentionnée en Deutéronome 24:1 comme motif de divorce.
David Instone-Brewer explique la position des Hillelites de la manière suivante : les disciples de Hillel estimaient que l’étrangeté de l’expression ʿerwat dābār suggérait l’existence d’un sens supplémentaire caché. Il s’agissait là d’une technique courante dans l’exégèse rabbinique ancienne. Ils concluaient donc que les deux termes renvoyaient à deux motifs distincts de divorce : « une indécence » et « n’importe quelle affaire ». Cela signifiait qu’un divorce pouvait être fondé soit sur un acte d’« indécence », soit sur « n’importe quelle affaire ». Puisque « n’importe quelle affaire » englobait tous les autres motifs possibles de divorce, ce seul fondement suffisait à justifier un divorce pour quiconque en souhaitait un. La société juive de la Palestine du 1er siècle était largement dominée par cette compréhension hillelite, selon laquelle le divorce était permis pour n’importe quelle raison.
Les Shammaïtes, en revanche, comprenaient les deux mots comme formant une seule expression : « une affaire d’indécence », qu’ils interprétaient comme désignant l’adultère. Lorsque les pharisiens demandèrent à Jésus en Matthieu 19:3 :
« Est-il permis à un homme de répudier sa femme pour n’importe quel motif ? »,
Ils lui demandaient explicitement de se prononcer sur ce débat en cours. [2]
Toute personne vivant dans ce contexte historique et entendant des pharisiens poser une telle question à un maître religieux en aurait immédiatement saisi la portée. Après tout, le différend opposait deux écoles pharisiennes bien connues, et la question était formulée précisément dans les termes de ce désaccord. En demandant à Jésus s’il était permis de divorcer « pour n’importe quel motif », c’est-à-dire pour toute raison imaginable, ils lui demandaient en réalité s’il interprétait Deutéronome 24:1 selon la position des Hillelites.
Selon Instone-Brewer, « il est généralement admis que Jésus était invité à exprimer son opinion concernant un débat opposant les pharisiens hillelites et shammaïtes au Ier siècle ».
Erwat dābār et porneia : le lien établi par D. A. Carson
Voici comment D. A. Carson établit le lien entre ʿerwat dābār de Deutéronome 24:1 et porneia dans les Évangiles. Bien qu’il ait plusieurs points de désaccord avec Instone-Brewer, ils parviennent ici à une conclusion commune : l’adultère est inclus dans porneia, mais porneia est plus large que l’adultère, sans toutefois être aussi large que ce que souhaitaient les Hillelites.
Commentant Deutéronome 24, Carson écrit :
« Un chapitre ou deux plus tôt, l’expression renvoie en réalité aux excréments humains. Il s’agit de ʿerwâ dābār, quelque chose d’indécent que l’on devait enterrer lorsqu’on se trouvait, par exemple, dans un camp militaire. Il est évident que ce n’est pas ce qui est en jeu ici, mais cela montre la flexibilité du référent de l’expression elle-même. Très probablement, c’est ce que Jésus interprète par porneia, un terme lui aussi très flexible : non pas simplement l’adultère, mais pratiquement toute forme d’indécence sexuelle… À moins qu’il n’y ait des raisons contextuelles de le restreindre fortement, la manière normale de lire l’expression est d’en retenir toute l’étendue sémantique. Autrement dit, la fornication, l’indécence sexuelle, sans préciser explicitement quelle forme particulière d’indécence sexuelle est visée. »
Je serais donc enclin à inclure, par exemple, l’homosexualité, la pédophilie, ainsi qu’un certain nombre d’autres formes d’indécence. Inévitablement, lorsqu’on adopte une catégorie aussi large, des questions surgissent tôt ou tard : « Où trace-t-on la limite ? » Supposons, par exemple, qu’il y ait beaucoup de préliminaires sexuels mais pas de consommation effective. Réponse courte : je n’en ai aucune idée. À quel moment trace-t-on la ligne ? On peut pousser le raisonnement un peu plus loin, mais au final, porneia demeure une catégorie extrêmement large.
Supposons encore qu’une personne soit fortement dépendante de la pornographie sans jamais être passée à l’acte. Cela constitue-t-il un motif valable ? J’en doute, mais, là encore, porneia reste une catégorie vaste.[3]
En conclusion de cette section, nous avons vu qu’à l’époque de Jésus, Deutéronome 24:1 se trouvait au centre d’un débat rabbinique bien connu opposant les écoles de Hillel et de Shammaï. Selon David Instone-Brewer :
Lorsque les pharisiens demandèrent à Jésus : « Est-il permis de répudier sa femme pour n’importe quel motif ? » (Matthieu 19:3), ils l’entraînaient délibérément dans ce débat. Les auditeurs de Jésus en percevaient immédiatement la portée.
Instone-Brewer souligne qu’il est largement admis que Jésus était invité à prendre position dans cette controverse. Jésus rejette clairement l’interprétation hillelite du « pour n’importe quelle raison » et s’aligne sur une lecture plus stricte, enracinée dans l’ordre de la création.
Le terme grec porneia, employé lorsque ces passages sont évoqués dans les Évangiles, inclut certainement l’adultère — des relations sexuelles avec une personne autre que son conjoint — mais il est plus large que l’adultère seul. Beaucoup d’erudits s’accordent avec Craig Keener ici pour dire qu’en Matthieu 5:32 et 19:9, porneia doit être comprise comme « toute forme d’infidélité sexuelle à l’encontre du mariage ». [4]
2. Malachie 2:16 (La Colombe)
« Car je hais le divorce, dit l’Éternel, le Dieu d’Israël, et celui qui couvre de violence son vêtement, dit l’Éternel des armées. Prenez donc garde à votre esprit, et ne soyez pas infidèles.»
Lorsque Dieu déclare : « Je hais le divorce » dans le livre de Malachie, il n’enseigne pas que le divorce n’est jamais permis, quelles que soient les circonstances. Cette affirmation doit être lue dans son contexte historique et littéraire.
Ailleurs dans l’Écriture, le divorce est clairement permis dans certaines situations. Deutéronome 24:1 autorise implicitement le divorce sur la base de « quelque chose d’indécent », et, durant la période postexilique, Esdras et Néhémie ont même imposé le divorce dans les cas où des Israélites s’étaient engagés dans des mariages pécheurs avec des femmes païennes (Esd. 10:3). Il est donc impossible de comprendre Malachie comme abolissant toutes les bases légitimes du divorce. Dieu réprimande ici un type particulier de divorce — un divorce enraciné dans l’infidélité, l’intérêt personnel et la trahison de l’alliance.
La situation historique dans Malachie
Le contexte immédiat de Malachie 2:13–16 se trouve dans la réprimande précédente du prophète (2:10–12), où Juda est condamné pour avoir épousé « la fille d’un dieu étranger ». Au verset 11, Juda est accusé d’avoir profané le sanctuaire de l’Éternel, et la lecture la plus naturelle du texte est que cette profanation s’est produite précisément par le biais de ces mariages idolâtres.
C’est ainsi que comprennent le passage des traductions telles que la NIV et la NEB : Juda a profané le temple de Dieu en épousant des femmes vouées à des dieux étrangers. L’expression « fille d’un dieu étranger » n’implique pas simplement une origine ethnique étrangère, mais une allégeance religieuse. Ces femmes étaient des idolâtres pratiquantes, dévouées à leurs divinités.
Comme l’Écriture le met fréquemment en garde (par exemple en 1 Rois 11:1–8), de tels mariages conduisaient inévitablement à une corruption du culte et à une infidélité à l’alliance. Il est même probable que cette compromission se soit étendue jusqu’au culte du temple lui-même.
Dans ce contexte, Malachie condamne des hommes qui répudiaient leurs premières épouses juives — les femmes de leur jeunesse — afin d’épouser ces femmes étrangères. Ces divorces n’étaient pas motivés par une immoralité sexuelle ou une rupture d’alliance de la part des épouses, mais par des considérations d’avantage économique, de mobilité sociale ou d’attirance physique.
Douglas Stuart note que Juda avait été dévasté par la conquête babylonienne, et que les rapatriés de l’exil se retrouvaient souvent dans une situation de grande pauvreté. En revanche, les populations païennes restées dans le pays étaient fréquemment relativement prospères. Épouser des femmes issues de ces communautés offrait une sécurité financière et une ascension sociale. Le mariage avec des païennes devenait ainsi un moyen « de réussir ».
Stuart écrit :
« Le discours de Malachie condamnant le divorce a probablement été provoqué par les actions d’hommes qui répudiaient leurs femmes afin d’épouser des femmes étrangères pour obtenir un accès au commerce local en entrant par mariage dans des guildes commerciales et des cartels d’affaires. »[5]
Autrement dit, le divorce était devenu un instrument de promotion personnelle, et non une concession tragique face à un échec moral profond. C’est précisément cette pratique que Malachie dénonce. Dieu ne condamne pas tout divorce, mais le divorce injustifiable — celui qui est motivé par la commodité, l’ambition ou l’auto-satisfaction
1. Matthieu 5:31–32 ; 19:3–12
Lorsque Jésus aborde la question du divorce et du remariage, il le fait en interaction directe avec le débat rabbinique existant, et non dans un vide théologique. Ses paroles doivent donc être lues à la lumière de ce contexte précis.
Matthieu 5:31–32
Dans le Sermon sur la montagne, Jésus déclare:
« Il a été dit : Que celui qui répudie sa femme lui donne une lettre de divorce. Mais moi, je vous dis que quiconque répudie sa femme, sauf pour cause de porneia, l’expose à devenir adultère ; et que celui qui épouse une femme répudiée commet un adultère. »
Jésus ne nie pas l’existence de Deutéronome 24:1. Il ne dit pas : « Moïse s’est trompé », ni : « La loi permettait autrefois, mais plus maintenant ». Il s’attaque plutôt à une lecture abusive de la loi, devenue dominante à son époque. L’expression « il a été dit » renvoie ici non pas simplement au texte de la Torah, mais à son interprétation populaire, largement façonnée par l’école de Hillel. Cette interprétation réduisait la question morale du divorce à une simple formalité juridique : tant qu’un acte écrit était délivré, le divorce était considéré comme moralement neutre.
Jésus rejette radicalement cette logique. Il affirme que le divorce injustifié produit une situation d’adultère, non seulement pour la femme répudiée, mais aussi pour l’homme qui l’épouse ensuite. Le problème n’est donc pas le papier, mais la rupture illégitime de l’alliance matrimoniale. L’exception introduite par Jésus — « sauf pour cause de porneia » — n’élargit pas les motifs de divorce ; elle les restreint. Jésus refuse le « pour n’importe quelle raison » et affirme qu’un divorce qui n’est pas fondé sur une rupture sexuelle grave constitue une injustice morale.
Matthieu 19:3–12
En Matthieu 19, les pharisiens viennent à Jésus avec une question soigneusement formulée :« Est-il permis à un homme de répudier sa femme pour n’importe quel motif ? »
Comme nous l’avons vu précédemment, cette question est une référence explicite à la position hillelite. Ils ne demandent pas simplement si le divorce est permis, mais s’il est permis sans restriction morale réelle. Jésus ne commence pas par Deutéronome 24, mais par Genèse 1 et 2 :
« N’avez-vous pas lu que le Créateur, au commencement, fit l’homme et la femme, et qu’il dit : C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair ? ».
En procédant ainsi, Jésus replace le mariage avant la chute, dans l’ordre créationnel. Le mariage n’est pas une simple institution sociale régulée par Moïse ; il est une réalité théologique voulue par Dieu, caractérisée par l’unité, la permanence et la fidélité.
Lorsqu’il ajoute : « Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Que l’homme ne sépare donc pas ce que Dieu a joint », Jésus affirme que le divorce va à l’encontre de l’intention première de Dieu. Les pharisiens répliquent alors : « Pourquoi donc Moïse a-t-il prescrit de donner une lettre de divorce et de répudier ? ». Jésus répond : « C’est à cause de la dureté de votre cœur que Moïse vous a permis de répudier vos femmes ; mais au commencement, il n’en était pas ainsi. »
Cette réponse est décisive. Jésus reconnaît que Moïse a permis le divorce, mais il précise que cette permission n’était pas l’expression de l’idéal divin, mais une concession face au péché humain. Autrement dit, Deutéronome 24 n’institue pas le divorce comme un bien moral ; il en régule les dégâts dans un monde marqué par la chute.
Jésus conclut :
« Or, je vous dis que celui qui répudie sa femme, sauf pour cause de porneia, et qui en épouse une autre, commet un adultère. »
Ici encore, Jésus maintient l’exception liée à porneia. Lorsque le divorce est fondé sur une rupture sexuelle grave de l’alliance, le remariage n’est pas qualifié d’adultère. En revanche, lorsque le divorce est injustifié, le remariage devient adultère, car l’alliance originelle n’a pas été légitimement rompue. Les disciples réagissent vivement : « Si telle est la condition de l’homme à l’égard de la femme, il n’est pas avantageux de se marier. »
Cette réaction confirme que Jésus resserre considérablement l’enseignement dominant de son temps. Si Jésus avait simplement répété la position hillelite, les disciples n’auraient rien trouvé de choquant. Leur surprise montre qu’il impose une exigence morale bien plus élevée.
2. Omission de la clause chez Marc (Marc 10:11–12)
Marc n’inclut pas ce que l’on appelle la « clause d’exception » que l’on trouve chez Matthieu (c’est-à-dire le divorce permis en cas d’immoralité sexuelle). Cette omission s’explique mieux par le contexte que par la théologie. Jésus répondait alors à un débat juif — entre les écoles de Hillel et de Shammaï — sur le sens de ʿerwat dābār (« quelque indécence ») dans Deutéronome 24:1. Dans ce cadre, le divorce pour adultère était déjà présupposé. Comme le note Instone-Brewer :
« Il était au moins attendu et présumé avant l’an 70 qu’un mari juif divorcerait de sa femme adultère. [6] Plus tard, un tel divorce devint même obligatoire»
Parce que cette exception était considérée comme acquise, Jésus n’avait pas besoin de la répéter. Son objectif était plutôt de réaffirmer l’intention originelle de Dieu : le mariage doit être permanent. Marc, écrivant pour un public non juif peu familier avec les débats juridiques juifs, a peut-être omis l’exception afin de maintenir l’attention sur ce point central. La mention de l’exception chez Matthieu visait probablement à éviter que des lecteurs juifs ne comprennent mal ou ne déforment l’enseignement de Jésus.
Marc explicite également quelque chose qui n’est que suggéré qu’ici seulement : une femme pouvait initier le divorce. C’est curieux, car dans l’Israël du Ier siècle, le divorce était une action que seul le mari pouvait entreprendre. Il est possible que Jésus fasse référence à des cas où l’épouse était en réalité l’initiatrice de facto du divorce, même si le mari en était techniquement l’auteur.
Instone-Brewer écrit :
« Le divorce [dans l’Israël du Ier siècle] était prononcé par l’homme, bien qu’un tribunal puisse inciter un mari à prononcer un divorce lorsque sa femme démontrait qu’elle avait des motifs suffisants pour le demander »[7]
En effet, Exode 21:10–11 était largement interprété comme justifiant qu’une épouse cherche à contraindre son mari à divorcer lorsqu’il avait manqué à lui fournir nourriture ou vêtements nécessaires. De plus, les épouses juives pouvaient provoquer des divorces de manière moins formelle en agissant pour pousser leur mari à les divorcer. Jésus peut présenter ces situations comme des cas où une femme divorce de son mari, car il avait en vue le contexte plus large dans lequel l’Église allait se développer. L’inclusion par Jésus du cas de femmes divorçant de leur mari reflète probablement sa connaissance de ces réalités et son anticipation d’un monde gréco-romain plus large, où les femmes pouvaient légalement initier le divorce.
Pris dans leur ensemble, Marc 10:11–12 enseigne que lorsqu’un divorce survient pour des motifs autres que l’immoralité sexuelle (la clause d’exception de Matthieu étant supposée), l’obligation conjugale de ne pas se remarier demeure en vigueur pour les deux parties. En conséquence, le remariage constitue un adultère métaphorique pour chacun des conjoints.
3. Luc 16:18
« Quiconque divorce de sa femme et en épouse une autre commet un adultère, et l’homme qui épouse une femme divorcée de son mari commet un adultère. »
Cette parole s’inscrit dans un contexte plus large traitant de la richesse, de la cupidité et de l’usage abusif de la loi. Après la parabole du gérant infidèle (16:1–9), Jésus avertit qu’on ne peut servir à la fois Dieu et l’argent (16:13). Les pharisiens, décrits comme des « amoureux de l’argent » (v. 14), se moquent de lui. Jésus répond en dénonçant leur hypocrisie : ils se justifient devant les autres et tordent les Écritures pour soutenir leur cupidité, mais Dieu connaît leur cœur.
Jésus explique ensuite que son ministère marque un tournant dans l’histoire du salut. La venue du royaume ne supprime pas la Loi, mais en réalise pleinement les exigences éthiques (16:16–17). Dans ce contexte, Jésus condamne les pratiques laxistes de divorce de l’école pharisienne dominante, qui permettaient aux hommes de divorcer de leurs femmes pour des raisons futiles — souvent pour contracter un mariage plus riche ou plus avantageux socialement.
Ainsi, Luc 16:18 sert d’exemple concret montrant comment la Loi était déformée pour servir la cupidité. Comme dans Matthieu 19:9 et Marc 10:11, le divorce pour des motifs autres que l’immoralité sexuelle (l’exception de Matthieu étant présumée) laisse le lien conjugal intact, rendant le remariage adultère. De même, un homme qui épouse une femme injustement divorcée par son mari devient complice de la violation de son obligation conjugale persistante (cf. Matt. 5:32b). La clause d’exception est omise ici pour la même raison qu’elle l’est dans Marc : elle était présumée et n’était pas centrale pour le propos de Jésus.
1. Romans 7:1-4
Ignorez-vous, frères — je parle à ceux qui connaissent la Loi — que la Loi a autorité sur l’homme tant qu’il vit ? Ainsi, une femme mariée est liée par la Loi à son mari tant qu’il est vivant ; mais si son mari meurt, elle est dégagée de la Loi qui la retenait attachée à son mari.Elle est donc libre de se remarier, sans être adultère ; et si elle se remarie alors que son mari est vivant, elle est adultère. Vous aussi, mes frères, vous avez été rendus morts pour la Loi par le corps de Christ, afin d’appartenir à celui qui est ressuscité d’entre les morts, et de porter du fruit pour Dieu.
Paul a déclaré en 6.14 que les chrétiens ne sont pas « sous la loi », puis il a immédiatement expliqué (vv. 15-23) que cette réalité ne conduit pas au péché. Il développe maintenant cette affirmation selon laquelle les chrétiens ne sont pas « sous la loi ». Ses véritables interlocuteurs pourraient être ces chrétiens de Rome qui estimaient que la loi demeurait applicable aux croyants. Bien que les chrétiens romains, de manière générale, aient été familiers avec la loi mosaïque, ceux qui insistaient sur sa validité permanente s’y identifiaient tout particulièrement. Ils étaient considérés — et se considéraient eux-mêmes — comme les plus compétents en matière de loi.
Comme le dit encore David Instone :
Puisque Paul présuppose que ceux qui se considéraient comme particulièrement compétents en matière de loi mosaïque et qui en défendaient l’applicabilité continue reconnaissent que, dans le cas évoqué, la femme serait qualifiée d’adultère, il est évident qu’il ne parle pas d’une femme divorcée. Il affirme simplement qu’une femme qui s’unit à un autre homme alors qu’elle est encore mariée à un mari vivant est adultère, tandis que le même comportement ne mériterait pas cette qualification si son mari était décédé. Une manière dont cela pourrait se produire serait un remariage à la suite d’un divorce juridiquement invalide. [8]
L’expert dans le Nouveau Testament Douglas Moo, argumente dans le même sens que notre bibliothécaire de Tyndale.[9] Il dit :
Ces versets sont parfois invoqués pour démontrer que tout remariage fondé sur autre chose que la mort du conjoint serait adultère. Que cela corresponde ou non à l’enseignement biblique, ces versets ne sont en tout cas probablement pas pertinents pour trancher cette question. Paul n’enseigne pas ici sur le remariage, mais recourt à un exemple simple afin d’établir un point précis. Dans ce type de situation, on généralise souvent ce qui est habituellement vrai afin de simplifier l’analogie.
Puisque Paul ne mentionne pas le divorce, on peut supposer que le remariage de la femme a eu lieu sans aucun divorce préalable ; or un tel remariage est, bien entendu, adultère. En outre, tout corpus juridique auquel Paul pourrait faire référence — qu’il s’agisse du droit romain ou de l’Ancien Testament — admet le remariage pour des motifs autres que la mort du conjoint. Ses lecteurs, qui « connaissent la loi » (v. 1), auraient certainement reconnu cette possibilité, sans que cela n’altère en rien l’efficacité de l’analogie de Paul.
L’idée est que, de même que l’épouse est libérée afin de pouvoir s’unir à un autre par la mort de son mari, de même ceux qui défendaient la loi mosaïque ont été libérés pour être unis au Christ en participant (par le baptême) à la mort du Christ. Le but de cette union avec le Christ est qu’ils portent du fruit pour Dieu. Paul ne se préoccupe pas du fait que, dans l’illustration, l’épouse est libérée de la loi par la mort de son mari plutôt que par la sienne propre. L’essentiel est que la mort met fin aux obligations légales.
De plus, le fait que l’épouse demeure en vie, tout en ayant été libérée de la loi par la mort d’un autre, permet à Paul d’ajouter un élément supplémentaire à son argumentation : elle est libre d’appartenir à un autre, tout comme les croyants sont libres, par leur mort à la loi à travers le Christ, d’appartenir à un autre et de porter du fruit pour Dieu.
3. 1 Corinthiens 7
Le chapitre 7 de la première épître aux Corinthiens constitue le passage le plus développé du Nouveau Testament sur les questions du mariage, du divorce et du remariage. Paul n’y contredit pas l’enseignement de Jésus ; il l’applique pastoralement à des situations nouvelles, propres au contexte missionnaire de l’Église primitive.
Mariage entre croyants:
À ceux qui sont mariés, j’ordonne — non pas moi, mais le Seigneur — que la femme ne se sépare pas de son mari ; mais si elle se sépare effectivement, qu’elle demeure sans se remarier ou qu’elle se réconcilie avec son mari ; et que le mari ne divorce pas de sa femme. 7 :10-11
L’Église de Corinthe était marquée par ce que l’on appelle une « eschatologie sur-réalisée » c’est-à-dire une manière de lire le déjà de façon excessive au regard du pas encore, en appliquant à l’existence présente des réalités qui ne seront pleinement vraies que dans l’état éternel. Cette perspective a conduit certains à soutenir que l’abstinence sexuelle au sein du mariage était justifiée, voire constituait le choix approprié pour la vie dans ce nouvel âge de l’Esprit (7.1–5). Certains sont allés jusqu’à prétendre que cette logique justifiait la dissolution pure et simple des mariages. En 7.10–11, Paul aborde la situation dans laquelle les deux conjoints sont chrétiens
Se référant explicitement à l’enseignement du Seigneur, Paul affirme qu’une épouse chrétienne ne doit pas divorcer de son mari chrétien, et qu’un mari chrétien ne doit pas divorcer de son épouse chrétienne. Paul ne mentionne pas l’exception relative aux divorces pour cause d’inconduite sexuelle, parce qu’elle n’était pas pertinente pour la question du divorce à Corinthe, laquelle portait sur la légitimité du divorce pour des raisons spirituelles ou ascétiques.
Les mariages mixtes : croyant et non-croyant
Il précise :
« Aux autres, ce n’est pas le Seigneur, c’est moi qui dis : si un frère a une femme non croyante et qu’elle consente à habiter avec lui, qu’il ne la répudie point ; et si une femme a un mari non croyant et qu’il consente à habiter avec elle, qu’elle ne répudie point son mari. »
(1 Corinthiens 7:12–13)
Paul aborde ensuite une situation que Jésus n’avait pas traitée directement : celle des mariages entre un croyant et un non-croyant, fréquents dans un contexte de conversion récente au christianisme. Dans le cas de ces « mariages mixtes », certains Corinthiens aient plaidé en faveur du divorce non seulement sur la base de l’idée que la suspension des relations sexuelles était spirituelle, comme en 7.1–5, mais aussi en avançant l’argument supplémentaire selon lequel le conjoint païen serait impur et source de souillure. On peut voir comment un tel raisonnement découle du même type d’analyse que Paul utilise pour interdire les relations sexuelles avec des prostituées : cela reviendrait à faire d’une partie du corps du Christ une partie du corps d’un païen (6.15–17).
Paul interdit catégoriquement au conjoint chrétien engagé dans un tel mariage de divorcer de son époux ou de son épouse non chrétien(ne). Si le conjoint non chrétien consent à vivre avec le chrétien, ce dernier ne doit en aucun cas prendre l’initiative du divorce. Le principe est clair : la foi nouvelle ne justifie pas le divorce. Le mariage demeure valide, et la présence du croyant sanctifie le foyer.
Le cas de l’abandon par le non-croyant
Paul poursuit : « Mais si le non-croyant se sépare, qu’il se sépare ; le frère ou la sœur ne sont pas liés dans ces cas-là. Dieu nous a appelés à vivre en paix. » (1 Corinthiens 7:15)
C’est ce passage qui est traditionnellement désigné comme le « privilège paulinien ». Lorsqu’un non-croyant abandonne le mariage et refuse de continuer la vie conjugale, le croyant abandonné n’est plus lié par l’alliance matrimoniale.
L’expression « n’est pas lié » est significative. Elle indique non seulement la légitimité de la séparation, mais aussi la libération de l’obligation matrimoniale, ce qui implique la possibilité du remariage. Paul ne présente pas cela comme un idéal, mais comme une concession pastorale face à une rupture réelle et irréversible de l’alliance.
Cohérence avec l’enseignement de Jésus
Il est essentiel de noter que Paul ne contredit pas Jésus. Jésus s’adressait principalement à des couples juifs partageant une même foi et une même compréhension de la loi. Paul, quant à lui, traite des réalités nouvelles créées par l’expansion missionnaire de l’Évangile.
Dans les deux cas, le principe demeure le même : le mariage est une alliance sérieuse, durable et sacrée, et le divorce n’est jamais encouragé. Toutefois, lorsque l’alliance est brisée soit par une infidélité sexuelle grave (porneia), soit par un abandon volontaire et définitif, l’Écriture reconnaît que le lien peut être rompu et permet le remariage.
Ainsi, à partir de l’ensemble du témoignage biblique, plusieurs affirmations se dégagent clairement :
Avant de conclure cette série de passages, revenons à l’Exode, où, outre les péchés sexuels et l’abandon, la Bible semble suggérer d’autres causes pouvant justifier le divorce et le remariage.
Instone-Brewer estime que la Bible propose au moins quatre motifs concrets permettant le divorce. Ceux-ci incluent non seulement les exceptions traditionnelles que sont l’adultère et l’abandon, mais également :
À notre avis, il s’agit de l’aspect le plus controversé du travail d’Instone-Brewer. Il se base sur Exode 21:10-11 :
Si le mari prend une autre femme, il ne diminuera pas la nourriture, le vêtement et le devoir conjugal de la première. Et si elle ne satisfait pas à ces trois conditions, elle pourra se libérer sans payer de rançon.
Instone croit que ce passage autorise le divorce en cas de négligence émotionnelle ou matérielle. Le texte précise que si un homme épouse l’une de ses servantes, il est légalement tenu de pourvoir à trois domaines essentiels :
D’après Instone-Brewer, les rabbins acceptaient universellement ces conditions comme motifs légitimes de divorce. Après tout, si une épouse-servante disposait de ces droits, combien plus encore une épouse « ordinaire » ?
Instone-Brewer soutient que Paul faisait allusion dans 1 Cor. 7:4-5, à la négligence émotionnelle et sexuelle évoquée en Exode 21. En effet, Paul parle d’« avoir autorité » (exousiazō) et de « se priver » (apostereō) l’un l’autre, un vocabulaire qui, selon lui, relève du registre du « maître » et de l’« esclave » (p. 193). Il croit que cela s’accorde avec le thème de l’épouse-servante en Exode 21. Il note toutefois, à juste titre, que Paul exprime cela « comme une obligation de donner de l’amour, et non comme une obligation d’exiger de l’amour » (p. 193).
Pour simplifier, Instone-Brewer résume ces motifs permissifs en deux grandes catégories :
Je crois que la Bible reconnaît plus de motifs de divorce que la vision traditionnelle limitée à « l’adultère et l’abandon ». Instone-Brewer écrit :
« Il existe un large consensus selon lequel certains mariages devraient se terminer par un divorce, même lorsque l’adultère ou l’abandon n’ont pas eu lieu » (p.268).
Cela peut déconcerter certains lecteurs, mais il est clair qu’il existe plus de circonstances que l’adultère et l’abandon pouvant justifier un divorce légitime. Il est souvent mal compris que soutenir cette position signifie automatiquement que les croyants devraient divorcer sur des motifs bibliques lâches. Instone-Brewer avertit : « Cela peut conduire à un laisser-aller dans lequel presque n’importe quel motif [de divorce] peut être justifié » (p.268).
Nous partageons son avertissement : les croyants doivent faire preuve d’une prudence extrême et ne jamais adopter une vision libertine du divorce et du remariage.
Étant donné que David Instone-Brewer a parfois été accusé d’élargir la porte au divorce et au remariage, il nous paraît utile de rapporter ses recommandations pastorales afin d’apporter un équilibre dans ses propos souvent mal interprétés :
Ainsi, le pasteur doit protéger l’alliance conjugale, favoriser la réconciliation et guider les croyants avec prudence, discernement et compassion, plutôt que de faciliter le divorce.
À travers l’étude des passages bibliques examinés — Deutéronome 24, Malachie 2, les Évangiles et les lettres de Paul — se dessine un fil conducteur clair et cohérent sur le divorce et le remariage :
Le rôle du pasteur et de l’église est fondamental. Ils ne doivent pas simplement appliquer des règles, mais accompagner les croyants avec discernement et sagesse. Leur mission est de:
Comme l’indiquent Instone-Brewer et d’autres spécialistes : même lorsque le divorce est permis, il doit rester une exception, jamais la norme. Les croyants sont appelés à faire preuve de patience, de pardon et d’engagement total, même face à des circonstances difficiles.
En fin de compte, le message biblique est clair : le mariage est un appel à la fidélité, à la persévérance et au pardon. Le divorce n’est permis que dans des situations spécifiques et limitées, et le remariage est autorisé uniquement lorsque le divorce initial est légitime. Le croyant est invité à entrer dans le mariage avec réflexion, sérieux et conscience de l’alliance. La sagesse pastorale consiste à guider chaque couple dans cette démarche, préservant l’intégrité du mariage tout en tenant compte des réalités humaines et spirituelles.
RESSOURCES
[1] Cité par Paul Copan, dans Is God a Moral Monster? (Grand Rapids: Baker Books, 2011), 95-96.
[2] David Instone-Brewer, Divorce and Remarriage in the Bible: The Social and Literary Context (Grand Rapids: Eerdmans, 2002), pp. 111, 293
[3] Article visité le 20 Janvier 2025
[4] Craig Keener, "Remarriage for Circumstances Beyond Adultery or Desertion" dans le livre de Paul E. Engle and Mark L. Strauss, eds., Remarriage After Divorce in Today's Church: 3 Views (Grand Rapids: Zondervan, 2006), 107.
[5] Voir la contribution de Stuart sur le livre de , "Malachi" dans la série de Thomas Edward McComiskey, ed., sur : The Minor Prophets: An Exegetical and Expository Commentary (Grand Rapids: Baker, 1998)
[6] Instone-Brewer, pp, 95–97.
[7] Instone-Brewer, pp. 85-90.
[8] Instone-Brewer, p. 125–132.
[9] Douglas J. Moo, The Letter to the Romans, NICNT, 2nd ed. (Grand Rapids: Eerdmans, 2018), 438

NIKIZA Jean-Apôtre est né de nouveau en 1997 et appelé au ministère en 2005. Il est pasteur, enseignant, conférencier et écrivain. Il est fondateur du blog Sa Bannière depuis 2018, du mouvement biblique Green Pastures depuis 2015 et co-fondateur de Little Flock Ministries. Il est passionné par la spiritualité chrétienne et le renouveau de l’Eglise. Marié à Arielle Trésor NIKIZA, ensemble ils sont pionniers du mouvement des Hédonistes chrétiens au Burundi. Ils ont deux enfants : NIKIZA Thaïs Garden et REMESHA Nik-Deuel Trésor. NIKIZA Jean-Apôtre est aussi connu pour être un lecteur assidu des livres. Les grandes influences qui ont façonné sa vie et le ministère sont: Martyn Lloyd Jones, John Piper et A.W Tozer. Ses passe-temps sont : la musique, le basketball, les films et un bon sommeil.
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