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La conquête de l’espace et le péril de nos âmes

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Tandis que l’humanité repousse les limites de l’espace, une question demeure : jusqu’où peut-elle aller sans perdre son âme ?

14 Avril 2026

La semaine dernière, alors qu’elle était chez ses grands-parents, ma fille m’a envoyé un message : « I love you ». Je lui ai répondu :  « I love you too, to the moon and back ». Il n’existe qu’une poignée de personnes, vraiment infime, pour qui cette expression « jusqu’à la lune » n’est pas une simple métaphore.

Et pourtant, ce vendredi, le monde entier a de nouveau été témoin d’un exploit marquant de notre époque. Plus d’un demi-siècle après que l’homme ait posé le pied sur la Lune pour la première fois, une mission s’est à nouveau approchée de notre satellite naturel. Les images et les courtes vidéos transmises ont suscité émerveillement et fascination à l’échelle mondiale.

En juillet 1969, Neil Armstrong et Buzz Aldrin dans Apollo 11 devenaient les premiers hommes à marcher sur la Lune, plantant le drapeau américain sur sa surface. Entre 1969 et 1972, la NASA envoya six missions du programme Apollo qui réussirent un alunissage : Apollo 11, 12, 14, 15, 16 et 17. Douze astronautes au total foulèrent le sol lunaire durant cette période (on se souvient qu’Apollo 13 a fini par échouer). Depuis décembre 1972, aucune mission spatiale n’était allée aussi loin.

C’est dans ce contexte qu’est né le programme Artémis, conçu pour aller au-delà de l’héritage Apollo. Son nom vient d’Artémis, déesse grecque de la chasse et de la Lune, sœur jumelle d’Apollon, une manière de signaler à la fois la continuité et le dépassement.

La première mission, Artémis I, lancée en novembre 2022, avait pour objectif de tester les systèmes essentiels, notamment la capsule Orion. Conçue pour transporter quatre astronautes, elle représente une nouvelle génération de vaisseaux capables d’exploration lointaine. Lors de ce vol, elle transportait des mannequins équipés de capteurs afin d’évaluer l’exposition aux radiations, l’un des risques majeurs du voyage spatial.

Propulsée par le Space Launch System, la fusée la plus puissante jamais développée par la NASA, la mission parcourut environ 2,3 millions de kilomètres en 25 jours avant de revenir sur Terre avec succès.

Essai de la capsule en 2022Essai de la capsule en 2022

La mission Artémis II a ensuite marqué une étape décisive. Lancée le 1er avril 2026 depuis le centre spatial Kennedy en Floride, elle constitue la première mission vers la Lune depuis 1972. D’une durée de dix jours, elle ne comportait ni alunissage ni mise en orbite lunaire, mais elle a néanmoins battu un record historique : celui de la plus grande distance jamais parcourue par des êtres humains. L’équipage a atteint environ 252 756 miles (plus de 406 000 kilomètres), dépassant le record établi en 1970 lors des missions d’Apollo.

Cette mission a ravivé l’intérêt mondial pour l’exploration spatiale et ouvert la voie à une présence humaine durable autour de la Lune, notamment à travers des projets de station orbitale, étape stratégique vers de futures missions vers Mars. Comme pour Apollo, Artémis effectuera plusieurs missions successives à partir de 2028. Artémis III est prévue pour 2028, puis, à partir d’Artémis V, les États-Unis envisagent d’envoyer régulièrement Orion jusqu’à l’établissement d’une base permanente.

Cependant, cet émerveillement ne doit pas nous aveugler. Comme le disait Billy Graham, « le monde est en flammes ». Derrière les motivations scientifiques se cachent souvent des enjeux militaires et géopolitiques. Si, dans les années 1970, la conquête spatiale opposait principalement les États-Unis à l’Union soviétique, aujourd’hui la compétition inclut d’autres puissances, notamment la Chine, qui développe ses propres ambitions lunaires.

Ces explorations offrent des bénéfices considérables, compréhension de l’histoire de la Terre, perspectives d’exploration de Mars, mais elles sont aussi utilisées pour asseoir des formes de domination stratégique. Le langage de certains dirigeants contemporains, parfois empreint de menaces extrêmes, révèle une dérive préoccupante du pouvoir politique.

Et pourtant, au milieu de cette obscurité, quelques lumières subsistent.

L’histoire de James Irwin en est une illustration frappante. Astronaute lors d’Apollo 15, il n’était au départ qu’un chrétien nominal. Lors d’une difficulté technique sur la Lune, incapable de résoudre un problème, il s’arrêta pour prier. Ce moment marqua un tournant. Il témoigna plus tard avoir expérimenté la présence de Dieu d’une manière profonde et nouvelle. Après son retour, cette expérience transforma radicalement sa vie. Il quitta sa carrière pour se consacrer au ministère, fonda une organisation missionnaire et parcourut le monde pour annoncer l’Évangile. Il vint même au Burundi et, fait regrettable, cette visite si historique n’a pas été archivée. J’en parle dans un de mes articles. Il affirmait que la venue de Jésus sur Terre était infiniment plus importante que le fait que l’homme ait marché sur la Lune.

Vue de la Terre A partir de la LuneVue de la Terre A partir de la Lune

Plus récemment, Victor Glover, pilote de la mission Artémis II, un chrétien consacré incarne cette même tension entre prouesse humaine et dépendance spirituelle. Il pourrait entrer dans l’Histoire comme le premier homme noir à marcher sur la Lune. Mais son témoignage va bien au-delà de l’exploit technique.

Il a déclaré simplement : « Nous avons besoin de Jésus, que nous soyons sur la Terre ou en train de tourner autour de la Lune. » Pour lui, la prière ne consiste pas seulement à demander, mais à être transformé intérieurement. C’est un acte de soumission, une ouverture des mains plutôt qu’un geste de contrôle. Cette dépendance s’est manifestée de manière particulièrement aiguë lors d’un moment critique du voyage : environ quarante minutes durant lesquelles toute communication avec la Terre est interrompue lorsque le vaisseau passe derrière la Lune. Les signaux radio et laser sont alors bloqués par le corps lunaire lui-même, un silence imposé, potentiellement angoissant.

Quelques instants avant ce « blackout », il avait exprimé une conviction profonde : alors que l’humanité s’approche toujours davantage des confins du cosmos, elle ne doit pas oublier l’essentiel. Il rappelait que le plus grand mystère sur Terre n’est pas technologique, mais relationnel : l’amour. Citant les paroles du Christ, il soulignait que le plus grand commandement est d’aimer Dieu de tout son être, et que le second lui est semblable : aimer son prochain comme soi-même.

Ainsi, s’il est légitime de s’émerveiller devant ces exploits scientifiques, il est nécessaire de garder une juste hiérarchie des réalités. Aucun progrès, aussi spectaculaire soit-il, ne doit détourner l’homme de l’essentiel. L’astronaute Jim Irwin, d’Apollo 15, le formulait ainsi : Dieu a choisi d’envoyer son Fils Jésus-Christ sur la planète bleue, et c’est par la foi en Jésus-Christ que nous pouvons être réconciliés avec Dieu… Partout où je vais, je dis aux gens que la réponse, c’est Jésus-Christ ; que Jésus marchant sur la terre est infiniment plus important que l’homme marchant sur la lune. ». Car tandis que l’humanité repousse les limites de l’espace, une question demeure : jusqu’où peut-elle aller sans perdre son âme ?

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NIKIZA Jean-Apôtre est né de nouveau en 1997 et appelé au ministère en 2005. Il est pasteur, enseignant, conférencier et écrivain. Il est fondateur du blog Sa Bannière depuis 2018, du mouvement biblique Green Pastures depuis 2015 et co-fondateur de Little Flock Ministries. Il est passionné par la spiritualité chrétienne et le renouveau de l’Eglise. Marié à Arielle Trésor NIKIZA, ensemble ils sont pionniers du mouvement des Hédonistes chrétiens au Burundi. Ils ont trois enfants : NIKIZA Thaïs Garden, REMESHA Nik-Deuel Trésor et KAMUTIMA Bliss Liora.

NIKIZA Jean- Apôtre est auteur des livres comme:

  • Trop jeune pour mourir : Esquisse de l’Histoire de l’Eglise du Burundi
  • Du fond de l’abîme: Méditations sur la prière de Jonas
  • UBWATSI BUTOTAHAYE BWO MW’ISEZERANO RYA KERA Vol&2, un commentaire biblique en Kirundi sur l’Ancien Testament.
  • IKATEKISIMU Y’ABA PURITANI : Ukwizera kw’abera ba kera, une traduction en Kirundi du Catéchisme Puritain.
  • Vous pouvez le contacter directement sur nikiza@littleflockministries.org ou (+257) 76 78 05 29

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